Les crises de colère des enfants

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Les crises de colère mettent souvent la patience des parents à l’épreuve… Comment faire face à ces accès de colère de l’enfant : « lui apprendre à exprimer, par les mots, ses émotions négatives ».

Faire une crise de colère n’est pas synonyme d’être un enfant grossier ou gênant : chaque enfant fait une crise de colère à un moment donné. Ils surviennent lorsqu’ils sont submergés par une émotion négative et qu’ils sont incapables de l’exprimer ou ne sont pas compris. Voici un exemple : vous vous occupez de votre plus jeune enfant, et votre aîné veut jouer aux cartes avec vous. Puis il est frustré, en colère et se met à pleurnicher.

Comme vous ne pouvez pas laisser le bébé jouer avec lui, sa frustration et son mécontentement se répandent : il crie, sanglote et donne même des coups de pied… C’est à vous de lui apprendre, petit à petit, à « arrêter la machine » avant d’atteindre cet extrême d’irritation et de lui faire comprendre que le problème n’est pas de se sentir en colère ou blessé, mais de se laisser emporter par sa propre violence intérieure.

Calmer une crise de colère de l’enfant

Il ne sert à rien de lui ordonner de se calmer quand il est en pleine crise : l’enfant n’a aucun contrôle sur la colère qui déborde. Les cris ne marchent pas non plus. Et ne pensez même pas à lui donner une fessée ! Alors, que faire ? Essayez d’expliquer simplement ce qui lui arrive (ce qu’il ne comprend pas) : « Tu es en colère parce que je suis avec ton petit frère et que tu veux que je joue avec toi. Vous avez raison, c’est normal d’être en colère.

En outre, il est bon de la contenir physiquement : de l’embrasser tendrement, mais fermement : « Je ne peux pas te laisser te faire du mal, ni à moi. Dans le temps, vous apprendrez à reconnaître votre colère lorsqu’elle se manifeste et de l’expliquer avec des mots au lieu d’être envahis. Et il assimilera le fait que se laisser mener par la violence n’est ni bon ni tolérable.

Lire des histoires à l’enfant pour surmonter ses crises de colère

L’objectif est qu’elle atteigne de moins en moins souvent le stade de la crise. Les parents doivent être attentifs à ce que l’enfant vit et ressent dans la vie quotidienne : ce n’est qu’ainsi qu’ils pourront mieux comprendre ses émotions, lui transmettre le vocabulaire nécessaire pour les verbaliser et l’encourager à expliquer ce qui ne va pas : « Je vois que tu es de mauvaise humeur. Au lieu de pleurer, dites-moi pourquoi.

Une ressource utile pour lui apprendre à mieux se comprendre et à se familiariser avec ses émotions est de lui lire des histoires : la fiction lui permet de faire des crises de colère à travers certains personnages auxquels il s’identifie facilement, ainsi que de se défouler dans le contexte de la fantaisie sans avoir à « agir ».

Un antidote pour les crises de colère des enfants

Les meilleurs antidotes : plein air et détente. Plus un enfant a la possibilité de se déplacer et de relâcher les tensions qui se sont accumulées tout au long de la journée, moins il y a de risque qu’un petit contretemps puisse provoquer une crise de colère. Par conséquent, avant de rentrer chez vous, essayez de passer par le parc pendant une demi-heure afin qu’il puisse courir, crier et sauter. Un bon bain a également des effets relaxants, alors pourquoi ne pas lui apprendre à se détendre en contrôlant sa respiration ? Allongez-vous avec lui sur le sol et respirez en vous dilatant et en vous contractant le ventre tout en écoutant de la musique douce. Ou faites avec lui les exercices qui vous sont proposés chaque mois dans cette rubrique du magazine.

Les excès de rage

Nous aussi, les parents, nous perdons notre sang-froid. Le fait d’être témoin de la perte de contrôle de l’adulte impressionne l’enfant : c’est un point de référence fondamental pour lui qui vacille. Si cela s’est déjà produit, nous ne pouvons pas faire comme si c’était le cas. Devons-nous nous excuser ? Eh bien, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas l’essentiel. Il est plus utile de demander à l’enfant ce qu’il a ressenti : « Qu’as-tu pensé quand tu m’as vu si en colère ? Si l’enfant répond : « Je croyais que tu ne m’aimais plus », on peut rapidement le rassurer. Sinon, nous courons le risque que cette crainte soit entretenue, et elle ne disparaîtra pas, même si nous nous excusons.