L’enfant apprend par le jeu

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En plus de la joie de faire un puzzle ou une tour de cubes, les enfants développent leur intelligence et leurs aptitudes physiques et émotionnelles par le jeu.

Jeux de puzzle

D’une main encore maladroite, le petit tâtonneur, tente d’introduire une pièce dans un des trous, puis dans un autre… Et soudain, il a raison : quel bonheur, quelle fierté ! Sa satisfaction, d’ailleurs, est d’autant plus grande que vous l’avez laissé faire par tâtonnement, sans intervenir et le faire à sa place, et qu’il a réussi à le faire tout seul ! Cette victoire vous appartient entièrement. En jouant, il a développé sa concentration et sa patience, et a également travaillé sur la motricité fine. En grandissant, son approche du puzzle devient plus  » intellectuelle  » et abstraite : en observant les formes des pièces, il établit des relations avec les lieux conçus pour les accueillir. « Juste comme ça », il apprend à réfléchir…

Jeu de cubes

Mais il peut tester encore plus sa motricité fine : empiler certains cubes exactement sur d’autres, sans qu’ils ne bougent, sans qu’ils ne tombent… ce n’est pas facile ! Pour que la construction tienne debout, il faut avant tout que le petit constructeur assimile les lois de l’équilibre. Si petit, et déjà en contact avec la physique ! Le jeu des cubes stimule également leur imagination naissante : ces trois cubes, placés en ligne, sont un train ; les autres, placés les uns sur les autres, sont une maison. Mais pourquoi cette soudaine envie de tout détruire d’un seul coup ? Parce que l’objet qu’il a construit est le sien, il a le droit d’en faire ce qu’il veut, et il décide de le casser quand il a besoin de se défouler.

Jouer avec la pâte à modeler

L’enfant le presse fort, le hache, le rejoint, le pétrit… L’argile est un jeu très sensoriel et relaxant : idéal pour calmer un enfant nerveux ! De plus, à cet âge, les représentations mentales des objets commencent : grâce à la plasticine, l’enfant peut les matérialiser. La modélisation d’un escargot, par exemple, établit des liens entre l’abstrait et le concret – une excellente façon de construire une intelligence riche et multiforme ! Le garçon vient de transformer sa poupée en boule. Pourquoi ? Pour le plaisir de transformer la matière !

Jouer avec le garage et la maison de poupée

Si ces jeux ont survécu aux années et aux générations, c’est parce qu’ils sont spécialement adaptés aux besoins des enfants : ils offrent un soutien à leur imagination. A partir de cet ensemble, l’enfant peut déplacer le jeu vers n’importe quel scénario de son invention. Pour l’instant, les bandes dessinées qu’il se raconte, en chuchotant dans un coin, sont encore assez simples. Il n’a pas encore un langage très large, et ses références temporelles très confuses ne lui permettent pas de construire une histoire logique avec un début, un milieu et une fin. Mais peu importe : l’enfant raconte sa vie intérieure, la fait ressortir sur scène, et c’est très important pour lui. S’il vous plaît, ne dérangez pas…

Jouer avec le tricycle et le toboggan

Avec ces jeux, nous passons dans une autre dimension : l’enfant explore avec tout son corps. Il va parfaire la coordination entre les jambes et les bras. Et il va expérimenter avec son corps avec des concepts tels que haut-bas, avant-arrière, côte à côte… qu’il apprendra, de façon plus abstraite, quand il étudiera les mathématiques dans le futur. Ces grands jouets sont également intéressants sur le plan émotionnel : sur le toboggan, le petit devient  » grand  » ; avec le tricycle, il peut s’échapper et gagner en autonomie… deux défis fondamentaux de la petite enfance qui doivent être vécus en toute sécurité et avec le soutien et les applaudissements des parents.