L’égoïsme chez les enfants. Leur apprendre à partager

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L’enfant est égoïste par nature et nous ne devrions pas être surpris ou inquiets qu’il veuille ce qui lui appartient et ce qui appartient aux autres, ce qui ne signifie pas qu’il est incapable d’apprendre à être généreux.

Les parents doivent aider l’enfant à surmonter progressivement son égocentrisme afin qu’il puisse développer les compétences sociales qui l’aideront à s’adapter progressivement à la vie en commun, tant dans la famille qu’à l’école ou dans le groupe de pairs.

Comment canaliser l’égoïsme des enfants ?

Reconnaître que les autres existent aussi sans perdre son identité est une tâche intellectuelle qu’un enfant de deux ans ne peut toujours pas comprendre. Il s’agit d’un processus d’apprentissage lent et progressif dont les indices ne commenceront à être déchiffrés qu’à l’âge de 6 ans. Tant qu’il ne pourra pas vraiment comprendre les valeurs qui régissent sa société, il ne pourra pas se comporter en fonction de celles-ci. Mais il n’est pas conseillé d’attendre si longtemps : vous devez lui fournir le plus rapidement possible de nombreux contacts sociaux et le guider pour qu’il apprenne à vivre ensemble et à partager.

Comme on aimerait qu’il ne fasse jamais de crise de colère avec le cri du « il est à moi », une expression qui indique qu’il n’aime pas être privé de quelque chose qu’il considère comme sien, et à cet âge c’est assez courant, puisque tout avait déjà tourné autour de lui et qu’il doit désormais apprendre à partager.

  • La première chose est de l’aider à distinguer ce qui lui appartient de ce qui ne lui appartient pas, par exemple en marquant ses affaires d’un signe et en lui faisant également comprendre qu’il y a des choses qui appartiennent à tout le monde et qu’il faut en prendre soin et les laisser en place lorsqu’elles sont terminées.
  • L’étape suivante consisterait à lui apprendre à échanger ses jouets, à accepter de prêter le ballon en échange du seau et de la pelle.
  • Enfin, vous apprendrez à donner : en montrant qu’une telle action permet aux autres de se sentir mieux, vous intérioriserez la grandeur de la générosité et, surtout, vous en profiterez.

Être généreux, c’est partager volontairement ce que l’on possède : biens matériels, temps, sentiments, expériences… Mais cela signifie aussi apprendre à recevoir. Pour pouvoir partager, il est important d’apprendre à apprécier la valeur de ce que nous avons.

10 conseils pour aider l’enfant à surmonter l’égoïsme

  1. Faites-lui bien comprendre ce qui est à lui, ce qui est à tout le monde, ce qui ne peut être touché… Faites-lui comprendre les avantages du partage : il est plus amusant de jouer avec tous les jouets qu’avec le vôtre.
  2. Établir des changements clairs et équitables pour éviter les conflits.
  3. Proposer différents modes de partage (échange de jouets, prêt de livres, distribution de bonbons…)
  4. Qu’il fasse un effort : qu’il prenne de temps en temps des initiatives généreuses ; plus tard, il pourra faire un don avec l’argent qu’il aura économisé…
  5. Dans les occasions où vous partagez ou cédez, expliquez-lui ce que vous faites et à quel point vous êtes heureux de le faire.
  6. Profitez de Noël, de son anniversaire ou d’une autre campagne, pour choisir des jouets en bon état et pouvoir les offrir à d’autres enfants qui n’ont peut-être pas leur chance.
  7. Lorsqu’il lui est difficile de partager, rappelez-lui combien les autres seront heureux et combien il vous sera agréable de savoir qu’il appréciera.
  8. Faites-lui savoir si vous collaborez à une action sociale, éducative ou caritative
  9. Proposez-lui des missions pour l’encourager à sortir de son égocentrisme et à se donner aux autres en apprenant à valoriser et à partager son temps et ses efforts.
  10. Soyez cohérent en encourageant leur générosité, même si rien ne semble aller de l’avant.

Il sera beaucoup plus facile de faire partager à l’enfant s’il voit en ces personnes un bon exemple à suivre. En ce sens, une atmosphère de générosité dans la famille sera un modèle très approprié pour l’enfant car il intériorisera cette vertu sans que ses parents aient le sentiment de l’enseigner.

Si les parents sourient ou remercient leurs enfants avec enthousiasme pour leurs petites initiatives dans ce sens, ils les motiveront à continuer à les avoir, avec eux-mêmes au début et avec les autres plus tard. Tout petit effort doit être valorisé, même s’il peut sembler insuffisant en principe.