Conseils pour faire face aux mensonges des enfants

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Le mensonge est un acte volontaire visant à cacher la vérité. A partir du moment où l’enfant réalise qu’il existe un autre moyen d’obtenir ce qu’il veut ou de surmonter certaines craintes, il découvre une nouvelle ressource dans le processus de communication, le mensonge. Les mensonges inhabituels dans les relations sociales de l’enfant peuvent être considérés comme des messages peu significatifs, dans le cadre du processus de communication mentionné et dans son développement psychologique, émotionnel et social ; quelque chose de substantiellement différent se produit lorsque l’enfant ne dit jamais rien qui se rapproche de la réalité. Dans un tel cas, le mensonge peut devenir une pathologie qu’il convient d’évaluer. Mentir est amusant parce que c’est une expression de la fantaisie.

Le garçon cherche sa propre reconnaissance…

Dans le processus d’évolution et pendant les premières années de la vie, l’enfant n’est pas capable de tracer une ligne entre la réalité et le fantasme. Pour lui, les personnages des histoires, des films et des dessins sont aussi réels que tout ce qu’il vit dans sa vie quotidienne, il s’ensuit que dans cette première étape, il n’est pas approprié de parler des mensonges délibérés mais plutôt des erreurs ou tout au plus des exagérations de l’enfant qui cherche à être reconnu lorsqu’il s’exprime.

Pour les enfants, le mensonge a une signification différente de celle qu’ils ont pour nous, et le mensonge est souvent utilisé comme un instrument de recherche d’affection, d’attirer l’attention. Même si le résultat est une réprimande, les enfants préfèrent que les parents reçoivent certains messages (situations qui peuvent en fait susciter des inquiétudes) plutôt que de passer inaperçus et de se sentir indifférents. Ainsi, la réaction des parents à l’un de leurs actes est fondamentale pour les enfants, car il est prioritaire de plaire aux aînés et de ne pas les décevoir.

Des mensonges différents selon l’âge

Le mensonge passe par différentes étapes en fonction du développement psychologique de l’enfant. Dès l’âge de 18 mois, le premier petit mensonge est un jeux de tromperie qu’ils utilisent pour se différencier de la mère. On pourrait faire remarquer que du point de vue du contrôle du sphincter, le mensonge le plus courant est de nier qu’ils se sont pissés dessus. Après la petite enfance, lorsqu’ils atteignent 3 ou 4 ans, ils sont capables de sélectionner ce qui les intéresse le plus à partir de leurs expériences et peuvent mentir essentiellement par désintérêt pour le sujet qui leur est demandé. Pendant les deux ou trois prochaines années, pour pouvoir prétendre que l’enfant est en mesure de tromper, il doit avoir développé une certaine abstraction et quelques désirs indépendants, avoir de l’imagination, prendre un certain risque, être conscient de ce qui se passe réellement dans la réalité et connaître à l’avance la règle qu’il va enfreindre avec son mensonge.

Quelques phrases clés associées aux mensonges

  • « Je ne l’ai pas fait » : il nie avoir transgressé une règle, essaie d’éviter la punition qu’il anticipe.
  • « Je sais » : lutter contre la honte de ne pas savoir faire les choses et les sentiments de culpabilité.
  • « Je ne sais pas qui l’a fait » : cela montre sa loyauté à protéger les personnes qu’il aime ou dont il a peur.
  • « Mon ventre me fait mal » : éviter les situations difficiles.
  • « Les parents de John lui a acheté ce jouet ». Il essaie d’obtenir quelque chose qui lui est refusé ou interdit.
  • « Parce qu’ils m’ont insulté, je les ai frappés » : il essaie d’attirer l’attention et d’être flatté, effrayé, impressionné.

Qu’obtiennent-ils lorsqu’ils mentent ?

La raison du mensonge ce n’est peut-être pas de la triche mais :

  • Besoin de faire plaisir aux autres, essentiellement à vos parents.
  • Imiter les personnes âgées ou les autres enfants
  • Pour attirer l’attention.
  • Se sentir habilité à gérer les situations
  • Échapper à certaines réprimandes et punitions.
  • Pour donner libre cours à leurs désirs cachés.
  • Ne pas avoir clairement défini la limite entre le réel et l’imaginaire

Comment devons-nous nous comporter lorsqu’ils mentent ?

  1. Lorsque l’enfant est réticent à nous dire pourquoi il a menti… nous l’aidons à parler sans l’humilier.
  2. Quand vous admettrez que vous avez choisi de transgresser la règle… nous serons fermes mais aimants.
  3. Quand on considère le choix et l’intention de mentir… on oublie la maladresse de l’âge.
  4. Lorsque nous commentons à tort, à voix haute et devant les autres, leur habitude de mentir… nous renforcerons négativement leur attitude de tromperie et appauvrirons leur estime de soi, nous éviterons donc cela.
  5. Lorsque notre attitude est sympathique et que nous encourageons le dialogue… nous l’empêcherons de choisir le mensonge comme stratégie.
  6. Lorsque l’atmosphère est faite de confiance, de cordialité et de bons sentiments… nous parviendrons à les empêcher de recourir au mensonge.

Christophe P., éducateur et psycho-pédagogue
www.aef-dmoz.com
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