Comment les enseignants peuvent-ils améliorer leur gestion du comportement ?

Etudiant

Les enseignants consacrent une grande partie de leur temps à la gestion du comportement. La fin de l’année scolaire est un moment où le personnel de l’école peut réfléchir sur l’année qui s’est écoulée et sur ce que la nouvelle année va apporter.

C’est l’occasion de réfléchir aux relations que j’ai nouées avec mes élèves et à la façon dont les techniques efficaces de gestion du comportement ont intégré ces relations de respect et d’expériences positives partagées.

Voici des conseils de gestion du comportement pour vous aider à faire de chaque leçon un succès :

Avant même que la leçon ne commence

Lorsque les élèves arrivent en classe, assurez-vous qu’ils sont accueillis avec positivité. L’accueil et le sourire font beaucoup de bien. C’est ce que Paul Dix appelle « la bonté visible ». Les élèves doivent entrer calmement dans la classe et se tenir derrière leur chaise (ou leur chaise, banquette, banquette, en ligne, etc. selon le sujet), les mains en l’air, sans rien dans les mains, en silence et en attendant des instructions supplémentaires. Cette simple habitude vous aide vraiment à évaluer l’humeur de la classe avant même le début de la leçon, à utiliser ce temps pour les questions, à vous souvenir de la dernière leçon, à les laisser prendre un verre et à vous rafraîchir après la pause pour que chaque leçon commence positivement et régulièrement. S’ils ne réussissent pas du premier coup, attendez ou recommencez, il faudra du temps pour intégrer les routines. Après quelques semaines, vos élèves le feront sans qu’on vous le demande !

Élaboration des règles avec le groupe

Si vous établissez des limites et des attentes claires avec vos classes dès le début, cela limitera les chances que le comportement s’intensifie. Permettez à votre groupe de participer à l’élaboration des règles de la classe ou de la  » charte  » dès le début, vous serez souvent surpris de voir à quel point les attentes des élèves en matière de comportement sont élevées. Les enfants travaillent mieux lorsqu’ils savent à quoi s’attendre et où ils se situent.

Les principaux comportements de bas niveau qui valent la peine d’être abordés dès le début sont les suivants :

  • Parler lorsque l’enseignante ou l’enseignant/les autres parlent
  • Manipulation de l’équipement (taraudage de crayons, etc.)
  • Têtes sur les bureaux
  • Ne pas regarder l’enseignant lorsqu’il parle.
  • Poursuivre son travail lorsqu’on lui demande de s’arrêter
  • Mains dans les poches
  • Assis sur les deux pieds de la chaise
  • Se retourner pour parler aux autres

Le pouvoir de la pause

Le rappel ininterrompu et implacable de ces perturbations de bas niveau fera en sorte que les rappels deviendront redondants et qu’il est maintenant temps de les remplacer par une pause tactique. C’est à vous d’arrêter ce que vous dites ou faites.  Habituellement, le jeune qui affiche la perturbation de bas niveau ou qui retarde la leçon reçoit le message et arrête ce qu’il fait, à défaut d’un léger murmure d’un camarade qui a le message fonctionne aussi bien. Les interactions qu’un enseignant crée ont un impact sur le développement scolaire et social de ses élèves.

Ne jamais dire s’il vous plaît

Lorsque vous donnez une instruction, dites merci plutôt que s’il vous plaît. Par exemple, « J’ai besoin que tu ranges ta règle, merci », ce qui implique que tu sais qu’ils suivront les instructions et qu’ils les remercieront à l’avance. Encore une fois – une règle subtile qui s’est avérée être un moyen très efficace de gagner du temps et de vérifier le comportement ! Comme le dit Paul Dix, « Le fait de faire précéder les demandes d’un « merci » a un effet marqué sur la façon dont la demande est reçue. »